À Kindia, plusieurs primates vivent loin de leur milieu naturel. Leurs conditions de vie sont difficiles, et certaines personnes se livrent au commerce de ces animaux. Une situation que le chef de section des Forêts et Faune de Kindia juge profondément injuste.

« C’est une situation qui nous préoccupe. Nous avons mis la main sur un primate grâce à la vigilance de notre service. Les citoyens pensent que les primates sont nos compagnons. Il y a une loi qui les protège. Ils ont des droits comme nous, les êtres humains. On les prive de beaucoup de choses en les captivant. Ce n’est pas tout le monde qui a cette information. Nous avons des difficultés. À chaque fois que nous tentons de récupérer un animal des mains d’un citoyen, cela lui fait mal. Il pense qu’il a le plein droit sur cet animal. Les citoyens doivent comprendre que capturer un animal, c’est le priver de ses droits. C’est condamnable », a affirmé le lieutenant Kalil Doumbouya, chef de section des Forêts et Faune de Kindia.

Lieutenant Kalil Doumbouya, chef de section d3s Forêts et Faune de Kindia.

Les primates vivant en captivité peinent à se reproduire. Le manque d’un environnement naturel affecte fortement leur bien-être, et les conditions de détention ne répondent pas aux exigences biologiques de ces espèces.

« Nous prenons soin de l’animal que nous récupérons des mains des gens. Il va s’adapter petit à petit. Quand nous serons prêts à l’envoyer dans un endroit qui lui convient, nous faisons appel à un vétérinaire qui viendra examiner l’animal pour éviter qu’il apporte d’autres maladies aux animaux qu’il retrouvera dans la brousse ou dans les parcs de réserve », a ajouté le lieutenant Kalil Doumbouya.

Les primates en captivité sont principalement visibles dans des quartiers ou districts habités par des consommateurs de viande de brousse. Dans ce contexte, il devient aujourd’hui difficile de lutter efficacement contre le braconnage.

De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour guineeminesnature.com