Le projet Simandou ne fait pas le bonheur de tous les habitants de la Guinée. Malgré ses bénéfices économiques pour l’État, il génère des mécontents et des conséquences négatives pour certains citoyens de Sekhousoria, un district relevant de la sous-préfecture de Madina Oula, préfecture de Kindia.

La construction du chemin de fer Simandou a entraîné la destruction du champ de riz de monsieur Abdoulaye Soumah. Ce cultivateur est laissé dans l’oubliette sans compensation. Il dénonce une marginalisation.

« Ils ont détruit une partie de mon champ en mettant beaucoup de sable dedans. J’ai dit aux travailleurs du Winning Consortium Simandou et aux entreprises sous-traitantes d’enlever le sable au milieu de mon champ. Ils n’ont rien enlevé malgré mes plaintes. Le sable est là-bas depuis 3 ans. Je n’utilise plus mon champ. Pire, je n’ai pas été dédommagé. Je récoltais beaucoup de riz dans mon champ », a réagi Abdoulaye Soumah.

La réalisation du projet Simandou a contraint Abdoulaye Soumah d’abandonner son champ pour des raisons d’utilité publique. Il n’a jamais été indemnisé. Il se retrouve aujourd’hui dans des situations difficiles. Abdoulaye Soumah a mené des démarches auprès des autorités pour obtenir réparation. Pour l’heure, ses efforts ne donnent aucun résultat concret.

« Je demande à WCS de réparer le préjudice ou d’enlever le sable sur mon champ. Ils ont empiré la situation. Une machine est venue creuser une crevasse derrière le sable qu’ils ont mis au milieu de mon champ. Ils n’enlèvent pas le sable et ne remplissent pas la crevasse aussi. C’est le seul champ que j’ai à Sekhousoria », s’est indigné Abdoulaye Soumah.

De nombreux citoyens se plaignent à Sekhousoria. Les préoccupations de certains cultivateurs ne sont pas prises en compte dans le cadre du projet Simandou.

De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour guineeminesnature.com