Comme nous l’annoncions hier dans une précédente dépêche relative à  l’arrestation d’une douanière prise en flagrant  délit de détention d’un bébé chimpanzé, une espèce animale intégralement protégée, la mise en cause capitaine  Marie Louise Aspe Camara, vient d’être située sur son sort par la justice de paix de Forécariah. Elle écope d’une condamnation de 3 ans de prison assortis de sursis et au paiement d’une amende 300.000 Gnf.

Présentée ce matin devant la juge, capitaine Marie Louise Aspe Camara, douanière de profession en service à  la Brigade Maritime de Conakry, a reconnu les faits mis à sa charge notamment la détention d’un bébé chimpanzé, une espèce relevée à l’annexe I de la CITES (convention internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore sauvage menacée d’extinction) au niveau international, mais aussi intégralement protégée par le code de faune sauvage et réglementation de la chasse en République de Guinée.

« Je reconnais les causes de mon interpellation. Je ne savais pas que détenir un chimpanzé n’était pas bon », a fait savoir madame Camara répondant à la question de la juge sur l’interdiction d’une telle activité.

Parlant des circonstances de l’obtention de l’animal, la prévenue relève avoir ‘’ sauvé’’ le bébé chimpanzé des mains d’un jeune et la juge en rétorquant ’’ fait savoir que : « c’est parce que tu as eu cette belle intention en sauvant l’animal qu’on t’a fait éviter la détention ».

Selon nos informations, la Douane Guinéenne est impliquée dans la lutte contre le trafic des espèces sauvages reprises par la CITES mais aussi dans l’application des recommandations de celle-ci. C’est pourquoi, poursuivent nos sources, la dame entant que douanière, son rôle était de remettre le chimpanzé aux autorités compétentes.

Dans sa décision, la justice de paix de Forécariah a retenu le capitaine Marie Louise Aspe Camara dans les liens de la culpabilité pour des délits de détention d’une espèce animale intégralement protégée. Pour la répression, elle  écope d’une condamnation de 3 ans assortis de sursis et une amende de 300.000 GNF.

A en croire Charlotte Houpline, directrice exécutive de l’ONG Wara Conservation  Project et coordonnatrice du projet GALF, il y a une recrudescence du trafic de chimpanzé entre la Sierra Léone et la Guinée.

« Il est important que l’application forte de la loi soit une priorité pour changer la donne », martèle-t-elle

Au  mois dernier à Genève, la Convention CITES des Nations Unies a décidé de maintenir la sanction sur l’Etat Guinéen en vigueur depuis 2013, prise suite au trafic de chimpanzé notamment.

Il faut rappeler que le trafic d’espèces animales sauvages est un crime organisé transnational. Il représente le 4ème commerce illégal le plus important au monde amassant plus de 20 milliards de dollars chaque année.

Fatou Kourouma

 

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